SALONS

octobre 11, 2019

FIAC 2019

AUTOUR DE LA SECTION D’OR

Pour l’édition 2019 de la FIAC, la galerie Le Minotaure propose une exposition autour de la Section d’Or, cette branche du cubisme affranchie des solutions de l’ « écurie Kahnweiler » limitant souvent le mouvement aux seuls noms de Braque et de Picasso.

Sur les traces des organisateurs des trois Salons mythiques de la Section d’Or – ayant lieu en 1912, 1920 et 1925 –, nous aimerions présenter la diversité d’approches que les artistes tels que les époux Delaunay, Frantisek Kupka, Amédée Ozenfant, Louis Marcoussis, Serge Férat, Léopold Survage ou Henri Valensi ou Georges Valmier, purent dans les années 1910 et 1920 avoir du cubisme. C’est au sein du Salon – et dans le cadre des réunions des membres chez les frères Duchamp à Puteaux – que ces artistes purent discuter et exposer leurs œuvres souvent rejetés par les salons officiels ; c’est là que Marcel Duchamp présenta son Nu descendant de l’escalier refusé aux Indépendants ; que Kahnweiler découvrit Juan Gris ; et que les Delaunay présentèrent leurs compositions baptisées plus tard par Guillaume Apollinaire d’orphiques.

Un ensemble d’œuvres de Serge Férat (faisant partie du comité directeur de la Section de 1920, étant également son trésorier) et de Léopold Survage (figure prépondérante de la 2ème Section) représentera les artistes russes de la Section d’or ainsi que l’aventure des Soirées de Paris, revue littéraire d’avant-garde fondée par Apollinaire et financée par la fortune de la baronne d’Oettingen (alias François Angiboult, présent en tant que peintre aux expositions de la Section). Nous exposerons, entre autres, un des « Rythmes colorés » de Survage qui témoigne de l’intérêt que de nombreux peintres du groupe, comme Kupka ou Valensi, portaient pour les liens entre la peinture et la musique.

Valensi joua un rôle important à la Section d’or, en tant qu’organisateur et collaborateur, dès sa première édition. Ses toiles font preuve de l’évolution originale du cubisme vers l’abstraction orphique et de la volonté des artistes liés au Salon d’ajouter mouvement, couleur et musique aux solutions plus orthodoxes du cubisme analytique.

Pour évoquer d’autres cubistes présents à la Section d’Or et sur la scène parisienne (internationale) de la période, nous présenterons des toiles du Russe Baranoff-Rossiné, duHongrois Josef Csaky), du Polonais Louis Marcoussis, de Fernand Léger, ou encore d’Amédée Ozenfant, le père du purisme, ainsi qu’une série de gouache de Frantisek Kupka.