Aronson, Boris

  • Danse orientale, 1922 Gouache et collage sur papier 63 x 53 cm

1878 – 1973 : Fils du grand rabbin de Kiev, il suit de 1912 à 1916, après le heder, les cours de l’Ecole d’art de Kiev et de l’école de dessin d’Alexandre Mourashko. En 1917-1918, il fréquente l’atelier d’Alexandra Exter qui influencera fortement son travail pour le théâtre. Avant la PremièreGuerre mondiale, il se lie avec des jeunes écrivains et peintres juifs modernistes appartenant au groupe de Kiev, et devient l’un des plus ardents défenseurs de leur théorie prônant la nécessité de créer une culture juive nouvelle qui soit portée par le yiddish. De 1918 à 1920, il est l’une des figures majeures de la Kultur-Lige, pour laquelle il fonde un musée d’art juif. En 1919, en collaboration avec Ryback, il publie dans la revue yiddish Oyfgang, « Les voies de la peinture juive », l’un des premiers manifestes de l’art juif d’avantgarde.A la fin de l’année 1920, il part pour Moscou, où il travaille pour les théâtres juifs, en particulier pour le Kamerny. En 1922, il s’installe à Berlin et étudie dans l’atelier du graveur Hermann Struck ; il participe à l’exposition d’art Russe de la galerie van Diemen. Ilpublie alors les livres de Marc Chagall et Sovremennaïa Evreïskaîa Grafika. A Paris où il séjourne ensuite, il réalise les esquisses et les costumes des Danses Assidiques de Baruch Agadati. En 1923, il s’installe à New York où il devient décorateur en chef de théâtre,notamment du Kunst-theater de Maurice Schwartz. A partir de 1930, il travaille pour les théâtres de Broadway: il met en scène une centaine de spectacles dramatiques, opéras, ballets et comédies musicales ; son style, qui mêle cubo-futurisme et constructivisme,renouvelle la scénographie américaine. Il devient l’un des décorateurs de théâtre les plus en vue de Broadway (il obtiendra 2 Tony Awards).